Pour les êtres humains

J’ai beau avoir la couenne dure, j’ai beau avoir un moral d’acier et être fort comme le roc, reste que je suis un être humain et que, moi aussi, j’ai mes moments de faiblesse.

Il y a une chose que j’ai trouvée particulièrement difficile dans mon passage en tant qu’obèse et ça a été de réaliser à quel point ma condition pouvait me marginaliser.

Le monde n’est tout simplement pas pensé pour les obèses. Prenons le linge, très peu de magasin habille le gentilhomme dodu. Il n’existe pas non plus de friperie pour obèse parce que cette clientèle a la fâcheuse tendance d’user son linge à la corde (et ce n’est malheureusement pas une figure de style).

Les voitures ne sont pas conçues pour les gens souffrant d’embonpoint, ni les sièges de toilettes et encore moins certains espaces (toilettes dans les avions, salles d’essayage, douches en coin, l’espace entre les appuis-bras ou entre la table et la banquette au restaurant). Ce sont toutes les des préoccupations qu’une personne obèse a constamment dans le fond de sa tête mais qui restent inconnues de la population en général.

Mais à la limite, on s’adapte. Pour ma part ce qui m’a fait le plus mal c’est mon incapacité de pouvoir quantifier mon problème. Les balances (les pèse-personnes) ne se rendent généralement pas plus haut que 290 lbs. Dans le pire de mon obésité, pour me peser, je devais aller dans un garage ou une boucherie.

Ça, ça a fini par m’atteindre. J’ai eu beaucoup de difficulté à gérer le fait que mon problème avait atteint de telles proportions qu’on ne pouvait même plus le mesurer avec des outils pour les humains. J’étais comparé à un camion, ou un bœuf. Même à l’hôpital qui m’a opéré j’étais trop lourd pour le scan et même à l’hôpital on m’a proposé de passer un scan dans un hôpital vétérinaire.

Je suis franc avec vous, ça m’a fait mal, cet élément a percé mes défenses mais je n’ai jamais perdu de vue que mon objectif était de retrouver la santé.

Hier, Mathieu (mon entraîneur) m’a fait une 3e évaluation. Je suis heureux de vous dire que, depuis le mois de mai, j’ai perdu 55 livres. Juste ça c’est une bonne nouvelle mais j’ai vraiment eu un moment d’émotion quand Mathieu m’a fait remarquer qu’on venait de me peser sur une balance d’être humain.

Je suis rendu à 330 livres et je suis encore plus près de la santé que jamais auparavant.

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One Comment on “Pour les êtres humains”

  1. Katia Carrier dit :

    C’est vraiment super !!!
    Continu de travailler fort car les résultats sont tout simplement époustouflants !!!
    Katia xx


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